Le gouvernement va évaluer le Lundi de Pentecôte travaillé
Selon un sondage Opinionway publié par le journal Metro, seuls 41% des Français travailleront ce lundi de Pentecôte. Les salariés du public sont les plus nombreux à ne pas travailler ce jour-là. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, promet, une "évaluation sans tabou avant l'été" de cet ex-jour férié.
53% des personnes ne travaillant pas indiquent que leur entreprise ou leur administration sera fermée ce lundi (c'est souvent le cas pour les banques).
Le Français restent attachés au Lundi la Pentecôte. Pour sa troisième édition, la journée de solidarité pour la dépendance ne devrait être travaillée que par 41% des Français. Selon un sondage Opinionway publié par le quotidien gratuit Metro vendredi 25 mai, 59% des Français ne travailleront pas le 28 mai.
Selon ce sondage - réalisé les 23 et 24 mai auprès de 1.007 personnes de 18 ans et plus - les salariés du public seront les plus nombreux à ne pas travailler ce jour-là. Ainsi, pour 73% d'entre eux, le Lundi de Pentecôte sera chômé. Ce sera également le cas pour 54% des cadres, 61% des professions intermédiaires, 63% des employés et 66% des ouvriers.
53% des personnes ne travaillant pas indiquent que leur entreprise ou leur administration sera fermée ce lundi (c'est souvent le cas pour les banques). Dans le détail, 16% ont pris un jour de RTT et 14% un jour de congé. Enfin, 1% participeront aux mouvements de grève auxquels appelle la CFTC.
De leur côté, les Français "travaillant pour leur compte" seront 61% à travailler le lundi de la Pentecôte. La journée de travail concernera également 52% des salariés du privé. Les agriculteurs, artisans et commerçants (72%) seront les plus nombreux à travailler lundi.
Pour mémoire, en 2006, 60% des Français n'avaient pas travaillé le lundi de la Pentecôte.
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a promis, lundi, une "évaluation sans tabou avant l'été" du lundi de Pentecôte travaillé pour financer la dépendance des personnes âgées et handicapées. "Je ne suis pas là pour vous dire que tout va bien", a expliqué ce lundi matin Xavier Bertrand sur les ondes de RTL. "Nous allons avoir une évaluation, il y aura avant l'été, sous l'autorité du Premier ministre, une réunion avec les ministres concernés pour faire le point", a-t-il annoncé.
Le ministre a notamment évoqué l'accueil des élèves alors que les établissements scolaires sont fermés lundi mais que de nombreux parents doivent travailler. "Je ne suis pas dans l'état d'esprit +il n'y a rien à toucher, il n'y a rien à bouger+", a assuré le ministre.
Latribune.fr
Pour rappel
68% des Français en 2005 étaient contre la suppression du lundi de pentecôte férié décidée par le gouvernement, contre seulement 30% qui souhaitaient son maintien, selon un sondage publié vendredi 13 mai 2005 dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". L'opposition à cette mesure va grandissante puisque le mois dernier (avril 2005), 66% des personnes interrogées étaient contre le lundi de Pentecôte travaillé, contre 32% qui se disaient pour.
Après la canicule de l'été 2003, une loi du 30 juin 2004 avait fait du lundi de Pentecôte une journée travaillée, visant à dégager deux milliards d'euros par an pour le financement de la prise en charge des personnes âgées et handicapées.
Mais sa mise en place l'an dernier avait suscité un tel tollé, que le dispositif a été assoupli en juillet 2005. Les partenaires sociaux ont désormais la possibilité de choisir la date de cette journée travaillée et non rémunérée.
La présidente du MEDEF Laurence Parisot a dénoncé vendredi 2 juin l"'incohérence économique" de l'organisation de la journée de solidarité et notamment l'interdiction de circulation imposée aux transporteurs routiers.
"Les entreprises doivent travailler, mais ne pourront pas livrer. Elles doivent travailler, elles ne pourront pas expédier", a dénoncé Laurence Parisot sur RTL.
"Comment peut-on dire à la fois aux entreprises françaises: 'travaillez le lundi de Pentecôte' et, simultanément, décider par décret ministériel d'interdire les transports ce jour-là?", s'est interrogée la patronne des patrons. "Il y a là une incohérence économique."
Pour autant, la présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) a jugé que "c'est très bien qu'il y ait une journée de solidarité". "Je pense que, de toute façon, il faudra, de plus en plus à l'avenir, travailler plus", a-t-elle ajouté. Depuis l'assouplissement de la journée de solidarité, certains établissements scolaires, entreprises et administrations resteront fermés ce lundi. La circulation des poids-lourds sera interdite pour réduire le risque d'accidents de la route.
Commentaire personnel
Voilà d'où vient la politique de l'emploi de Sarkosy, du MEDEF bien évidemment avec leur slogan "Travailler plus gagner plus". Cette loi 2004 de Raffarin est illisible, incohérente et contradictoire. Cette loi est faite pour supprimer le jour fériè est en faire un jour travailler pour financer un fonds de solidarité pour les personnes âgées et handicapées. Mais on c'est très bien que la majorité des Français ne sont plus solidaires, la preuve quand on regarde les chiffres salariès qui travaillent ce jour là. On ne veut plus et surtout on ne peut plus travailler gratuitement avec le coût de la vie qui est énorme. Alors très bien la loi dit 'travailler', oui je veux bien mais pourquoi un décret interdit les transporteurs de rouler ? Qui est capable de me répondre à me dire, c'est pour réduire le nombre de tué sur les routes ? Sa c'est typiquement la France, les lois qui ne servent à rien et elles se contredisent entre-elles. A quoi sa sert ? Il faudra tôt ou tard remettre à plat cette loi de Raffarin et celle de l'assouplissement de Villepin qui aurait dû rester couché quand il a voulu agir en faveur des personnes âgées et que son gouvernement n'a pas été capable d'énoncer leur faute lors de la canicule de 2003. Ce qui va amplifiè le débat sur la crise des Hôpitaux. Mêmes les Hôpitaux sont en dettes alors comment voulez-vous qu'il y est du personnel pour être prêt des patients, ce n'est pas possible financièrement. Et personne ne bouge a pars les grands discours moratoirs auxquels on est habitué depuis de longues dates. Il faut de l'action aujourd'hui. Et ce n'est pas en créant une franchise non remboursable que cela va arranger les problèmes bien au contraire. Enfin, le débat ne fait que commencer. Aux syndicats de faire leur preuve.