L'association et le bénévolat

L'association et le bénévolat


Déjà qu'est-ce qu'une association ?

« Groupement de personnes qui s'unissent en vue d'un but déterminé » me dit « LE ROBERT ».

Et qu'est-ce qu'un bénévole ?

« Une personne qui fait quelque chose sans y être obligé, sans en tirer profit » me dit « LE LAROUSSE »

A quoi sert d'adhérer à une Association ?


Le bénévolat se caractérise par l'absence de rémunération et l'absence de lien de subordination entre l'association et la personne qui travaille. Les bénévoles peuvent se faire rembourser des frais occasionnés par leur activité, si ceux-ci sont attestés par une pièce justificative, mais ils n'ont droit à aucune rémunération. Ils acceptent de faire don d'une partie de leur temps pour se rendre utiles. Pour ce qui concerne l'absence de lien de subordination, cela permet de marquer la différence avec les salariés qui eux sont soumis à l'autorité de l'employeur.

Comme les bénévoles sont en principe des adhérents, ils adhérent au projet de l'association, à ses objectifs et doivent donc respecter les décisions des dirigeants élus de l'association.

Le but en question est en général l'objet de l'article 1 des statuts de l'Association. Pour atteindre ce(s) but(s), il faut, bien sûr, un peu d'argent, mais surtout des bonnes volontés. L'argent n'est pas le but mais seulement le moyen. Si l'Association est à but non lucratif, cet argent doit même être en quantité égale en entrée et en sortie, et les personnes qui sont en charge de l'animation sont bénévoles, au sens fort du terme.

Parfois, l'Association a la possibilité (et est presque obligée aujourd'hui) de se faire aider par un secrétariat, en bonne et due forme. Il n'empêche que les animateurs (à quelque niveau qu'ils soient) prennent sur leur temps personnel des durées non négligeables pour assurer le fonctionnement de l'Association.

Mais que veut bien dire « fonctionnement » ? Il s'agit tout simplement d'agir pour que l'association et les buts qu'elle s'est fixés soient reconnus par la communauté publique qui pourra aider au développement des idées partagées par ses membres, idées qui sont d'intérêt public, même si l'Association n'est pas reconnue comme telle, au sens administratif du terme.

Sans bénévolat, il n'aurait plus d'association et tout un secteur de l'économie disparaîtrait. En effet, ce sont les bénévoles qui créent des associations et des emplois dans de nombreux secteurs, qui ont une utilité sociale. Dire aux bénévoles qu'ils « prennent l'emploi des salariés » est donc le plus souvent un très mauvais procès car se sont eux qui acceptent de prendre la responsabilité de devenir employeur, avec les soucis et les risques que cela représente.

Quelle place pour le salarié ?

La loi 1901 et le décret de la même année n'ont pas prévu la présence de salariés dans les associations. Il n'est donc pas possible de s'appuyer sur ces textes pour définir la place du salarié. Juridiquement, celui-ci n'a pas de pouvoir dans l'association. Le pouvoir est exercé par les adhérents réunis en assemblée générale qui fixent les orientations, jugent l'action passée et choisissent leurs dirigeants. Ce sont ces élus bénévoles, et principalement le président qui sont chargés d'administrer l'association et d'assurer sa direction.

Si la loi 1901 n'a pas prévu de salariés, elle ne les a pas interdits. Mais cela à comme conséquence que le salarié agit sous l'autorité du président et des autres administrateurs. Cette situation est parfois source de conflit entre dirigeants bénévoles et salarié. D'où la nécessité, avant de prendre la décision d'embaucher, de se poser la question de la place que l'association serait prête à faire à un salarié. Quelles responsabilités donner au salarié ? Quel pouvoir lui déléguer ?

L'Association est un acte solidaire, pas une opération financière. Participer à son fonctionnement, quel que soit le niveau d'investissement, est une fierté.

Retrouvez cet article sur mon news blog :

http://gonassesp.skyrock.com

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 15:34

Modifié le vendredi 12 octobre 2007 18:20

A nous l'Europe !!!!

A nous l'Europe !!!!
Et oui, comme je l'avais dit, j'arrête ce blog qui a été consacré aux campagnes présidentielles et législatives de Ségolène et Nicole. Donc aujourd'hui, je me consacre à étudier l'Europe sous toutes ses formes de 1950 à aujourd'hui. L'adresse de ce site européen est : www.comprendreleurope.blogspot.com

Nous devons construire l'Europe tous ensemble et non développer une Europe de marché libéralisme, boursière et réguler la politique commune de la concurrence qui est présente dans le Traité de Rome.

Comme je le répéte, il ne faudra pas attendre 2009 pour parler de l'Europe (pas comme le référendum de 2005).

Nous n'allons pas réformer à bien la France sans faire bouger l'Europe.

Bonne visite à tous !!!!!!

# Posté le mercredi 27 juin 2007 14:44

Redonner une image de la gauche

Redonner une image de la gauche
NOUVEAU en ligne, un site "Redonner une image de la gauche" accompagné d'un FORUM sur la refondation de la gauche et de l'extréme gauche avec le PS.

VENEZ DEBATTRE, DONNER VOS AVIS, FAITES VOS COMMENTAIRES SUR CE FORUM OUVERT A TOUS !!!!!!!!!

ADRESSE DU FORUM : http://www.e-monsite.com/gaucherefondee

En raison de cette refondation et reconstruction de l'avenir de la gauche, le blog sera en pause. Mais il se termine avec un beau personnage important pour la France, Coluche. Je soutiens les actions des "Restos du Coeur".

Ce mouvement ne pourra jamais disparaître, car la politique de Sarkosy va accentué la précarisation, l'endettement (voulu par les crédits) et la pauvreté. Qu'est ce que penserai Coluche de tout cela ? Quel dommage qu'il ne soit plus là !

Ce blog est un blog de mémoire pour les campagnes de Ségolène Royal et de Nicole Eschmann pour construire prochainement un site sur l'Union européenne qui sans cette union la France est morte. Je penses que les Français doivent savoir comment se passent les décisions, les projets et les budgets de l'Europe à qui on nous parle de l'Europe juste au moment où il faut s'exprimer par un vote au référendum ou voter les députés européens. Cela n'est pas normal. D'où aussi la victoire du NON au référendum pour la Constitution européenne en 2005.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 19 juin 2007 18:07

Biographie de Coluche et le 19 juin est la date de sa mort

Biographie de Coluche et le 19 juin est la date de sa mort
Caustique, provocateur, revendiquant son mauvais goût, Coluche n'en est pas moins devenu l'un des comiques les plus appréciés des français. Auteur de sketchs universellement connus comme "C'est l'histoire d'un mec" ou encore le "Clochard analphabète", l'homme à la salopette fut aussi l'interprète tragique de Tchao Pantin mais surtout le fondateur des Restos du C½ur. Toujours porté vers de nouvelles expériences, il osa défier les politiques en 1981, sut passer du cabaret au cinéma, du sketch à la chanson, de la radio à la télé jusqu'au jour où le destin en décida autrement.

"Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre"

Michel Colucci naît le 28 octobre 1944 dans une modeste famille italienne installée dans le XIVème arrondissement de Paris. Son père meurt prématurément et le laisse orphelin à l'âge de trois ans. Vivant chichement sans tomber dans la misère, le jeune Michel n'est guère enthousiasmé par l'école et préfère vadrouiller dans les quartiers populaires.

Malgré ses dénégations et son ironie sur l'école « primaire », il obtient son certificat d'étude. Puis, à partir de quinze ans, il enchaîne les petits boulots : manutentionnaire, télégraphiste, serveur, fleuriste...Mais l'adolescent lorgne vers l'art et se construit sa propre guitare. Elle pèse trop lourd pour qu'il puisse la soulever sans difficulté et elle sonne faux. Peu importe, Coluche apprend à jouer et à chanter à la hauteur de ses moyens financiers. Quant au service militaire, il n'interrompra pas longtemps sa vie parisienne : l'armée, ne tolérant plus son indiscipline, le renverra rapidement.

Des premiers pas au Vrai chic parisien

Plutôt instable, Coluche rêve de fuir la triste vie ouvrière pour chanter dans les cabarets. Après avoir fait ses armes au « Vieux bistrot », il se présente « Chez Bernadette ». Il commence par y faire la plonge puis chante. Il y trouve aussi son surnom : Coluche.

A 23 ans, il est repéré par Romain Bouteille qui l'emmène dans le « Café de la Gare ». Bouteille veut créé un espace d'un nouveau genre avec de nouveau talent. C'est ainsi que Coluche côtoie Dewaere, Miou-Miou, Depardieu ou encore Renaud. Mais il souhaite rapidement diriger sa propre troupe : c'est ainsi qu'il fonde « Le vrai Chic Parisien ». Il monte « Thérèse est triste » et fait la première partie de Dick Rivers.
"C'est l'histoire d'un mec..."

Confiant en ses chances et fatigué par le travail en troupe, Coluche décide en 1974 de partir en solitaire. Entre deux spots publicitaires, il monte son one man show « Mes adieux au Music hall » et fait salle comble.

Parallèlement, il met en scène, joue dans quelques films et se lie d'amitié avec l'équipe d'Hara-Kiri. Il enchaîne rapidement les plateaux télé tandis que son sketch « C'est l'histoire d'un mec... » fait rire toute la France. Quant au 45 tours « Le Schmilblick », il fait un carton durant l'été 1975.

Coopérant dans L'Aile ou la cuisse avec Louis de Funès, Coluche réalise son premier film en 1977 et a rapidement son émission sur Europe 1.

Du rire aux larmes

Au sommet de sa gloire, Coluche est fatigué des tournages et des tournées. Après un échec sur RMC, il a le sentiment d'être censuré. Le 26 octobre 1980, il crée la surprise en annonçant publiquement sa candidature aux présidentielles de 1981. Soutenu par Hara-Kiri, il se veut le candidat des minorités. Le présidentiable « Bleu Blanc Merde » amuse alors et semble secouer le terrain politique, avec un score de 16% dans les sondages. Mais la blague agace rapidement les milieux politiques. Victime selon lui d'ostracisme médiatique, Coluche annonce une grève de la faim, puis met un terme à l'aventure en février.

C'est le début d'une époque douloureuse marquée par la drogue, un divorce et la mort de deux grands amis : Patrick Dewaere et Reiser. C'est au cours de cette période difficile qu'il tourne dans Tchao Pantin. L'interprétation lui rapporte alors le César du meilleur acteur.

Un second souffle

Progressivement, Coluche sort du gouffre et se lance dans de nouvelles passions. Après une participation au Paris-Dakar, il bat le record du monde de vitesse à moto. Mais son véritable combat le rapproche à nouveau du terrain politique. Après avoir manifesté contre le racisme, il dénonce la précarité qui demeure dans les classes populaires et fonde les « Restos du C½ur ». La nécessité des restos est rapidement démontrée... Coluche propose une loi favorisant les dons en les déduisant des impôts.

Mais le trajet de Coluche s'interrompt brusquement au détour d'une petite route des Alpes-Maritimes le 19 juin 1986. Alors qu'il rentre à Opio, d'où il prépare son prochain spectacle, il ne peut éviter un camion manoeuvrant à la sortie d'un virage. Malgré les rumeurs, il roulait apparemment à une vitesse raisonnable et avec son casque. Il meurt toutefois sur le coup.

Coluche s'éteint prématurément après avoir traversé le paysage médiatique français. Mû par la volonté de toujours aller plus en avant, il devient le symbole d'une génération qui mêle générosité et humour acide. Renaud chante pour lui « Putain de camion » tandis qu'en 1988, le parlement redonne une dimension politique à l'ancien candidat : il vote la « loi Coluche » qui exonère d'impôts les sommes versées à une organisation caritative.

LOI COLUCHE

Pour les sommes versées en 2006 (à déclarer en 2007), vous pouvez désormais bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu correspondant à 75% de votre don, avec un plafond de 479 ¤uros. Au-delà, et dans la limite de 20% de vos revenus imposables, la déduction est encore de 66%. Si vous dépassez cette limite, l'excédent vous donnera droit à un crédit d'impôt sur les cinq années suivantes.

Par exemple :

Lorsque vous donnez: Il ne vous en coûtera que: Vous déduirez de vos impôts:
25¤ 6.25¤ 18.75¤
75¤ 18.75¤ 56.25¤
150¤ 37.50¤ 112.50¤
500¤ 126.90¤ 373.10¤

Historique:

Peu de temps après avoir lancé les Restos du C½ur, Coluche s'est avisé que les plus nombreux donateurs étaient ceux dont les revenus étaient les plus bas. Or, rien ne les avantageait fiscalement puisque la seule possibilité de déduire de son revenu imposable les dons faits à des associations était proportionnelle et ne concernait donc que les gros revenus. Une injustice de plus !

Coluche a décidé de faire étudier le problème par des fiscalistes, et a lancé son idée au cours d'une émission télévisée réalisée en janvier 1986 sur TF1, quelques mois avant les élections législatives de décembre. Il proposait une disposition fiscale permettant à tous les particuliers de déduire de leurs impôts 70% d'un don plafonné à 1000 F. Il souhaitait que l'Etat prenne une part active dans le règlement de problèmes qui le concernent en assumant au moins la moitié des petits dons faits par les particuliers. Tous les leaders politiques, de la gauche à la droite, l'ont alors assuré de leur soutien à cette proposition de loi.

Malheureusement, un 19 juin fatal a privé, entre autres, les partisans de ce texte de leur principal aiguillon... et un nouveau gouvernement a oublié les engagements du précédent.
Le président François Mitterrand a donné sa parole à Véronique Colucci, présidente de l'association en 1988, qu'aussitôt qu'il en aurait les moyens, il ferait voter ce texte. Et en effet, parmi les premières mesures prises par le nouveau Ministre du Budget, Michel Charasse, fut inscrit dans la Loi de Finances 1989, un texte proche de celui initialement proposé par Coluche. Et c'est à l'unanimité du Parlement que, le 20 Octobre 1988, fut votée la Loi Coluche !

Ce texte stipule que les "versements affectés à la fourniture en France de repas à des personnes en difficultés ouvrent droit à 50% du montant de ces versements pris dans la limite de 400 F". Depuis cette date, plusieurs ministres du Budget ont élevé le plafond autorisé pour déduire les dons du montant de l'impôt.

Si l'accouchement en fut différé, la loi Coluche (ou, plus hermétiquement l'article 238 bis du Code Général des Impôts) compte, à présent, des supporters de tous les bords. Alain Juppé a eu l'occasion de déclarer sur les ondes de RTL que l'un de ses regrets était de n'avoir pas fait adopter cette loi du temps où il était le ministre chargé du Budget, tandis que Nicolas Sarkozy a fait passer le plafond de 600 F à 1000 F.
Menacé durant cinq mois par le vote de la loi sur le mécénat en août 2003, cet avantage fiscal a été conforté et renforcé par les votes unanimes de l'Assemblée Nationale et du Sénat, faisant suite à une forte mobilisation des Restos du Coeur.
Comme le répondait Coluche à certains qui s'inquiétaient qu'il leur fasse de l'ombre : "Mais non ! Je vais vous faire du soleil !".

# Posté le mardi 19 juin 2007 17:47

Pourquoi nous avons soutenu Ségolène Royal ?

Pourquoi nous avons soutenu Ségolène Royal ?
PS : l'impératif du réel

Pourquoi nous avons soutenu Ségolène ? Pour sa façon de prendre le parti non par la gauche mais par la base.

Cette défaite, pour parler franchement, le PS ne l'a pas volée. Inutiles Cassandre, comme dit Chateaubriand, nous avons fatigué le ciel et nos lecteurs de nos objurgations :
« Regardez donc autour de vous ! Regardez le monde comme il va ! Conservez vos convictions mais débarrassez-nous de vos impostures ! »
Les caciques hochaient la tête : décidément, ces Daniel, ces Joffrin, ces Julliard n'étaientils pas en train de « glisser à droite » ? Sincèrement, nous n'avions pas l'impression d'être plus à droite que MM. Hollande, Strauss-Kahn, Fabius ou même Emmanuelli. Seulement voilà : n'étant pas candidats à des fonctions électives au sein du PS, nous n'étions pas contraints de « prendre le parti par la gauche », c'est-à-dire d'émettre à intervalles réguliers ces calembredaines rituelles qui font plaisir aux militants mais découragent les électeurs. L'un déclarait, tout à trac, qu'il fallait d'urgence augmenter les impôts ; le deuxième, qu'il était temps de renationaliser l'énergie ; le troisième, qu'il était sage d'augmenter massivement le smic et de régulariser tous les sans-papiers. Les ouvriers, à qui on ne la fait plus, avaient l'impression qu'on les prenait pour des billes et regardaient ailleurs. Les classes moyennes, lassées d'être maltraitées par leurs défenseurs naturels, cherchaient leur salut du côté de François Bayrou. Je veux bien vous faire une confidence : pourquoi croyez-vous que nous avons pris parti pour Ségolène Royal ? Pourquoi pensez-vous que j'ai personnellement mouillé ma chemise à la défendre ? Pour ses beaux yeux ? Pas seulement ! Parce qu'il ne nous avait pas échappé qu'elle partageait nos critiques à l'égard du PS ; nos critiques et nos inquiétudes ! D'où sa manière de prendre le parti non par la gauche mais par la base. D'où sa façon bien à elle de lâcher les chiens, ces déclarations inattendues, capricantes, mélange d'intuitions justes et de maladresses à demi calculées. D'où cette façon provocatrice de parler du travail, de la morale, de la patrie, de l'ordre, toutes notions que les imbéciles jugent réactionnaires, qui choquent les militants mais font plaisir aux électeurs. La vérité est que Ségolène a improvisé une campagne dont les fondations étaient justes mais la construction quelque peu bâclée. Pendant ce temps-là, ses « camarades », furieux et meurtris, employaient le plus clair de leur temps à la démolir. Que dans ces conditions elle ait pu recueillir 26 % des voix au premier tour et 47 % au second relève de l'exploit. Un exploit que le parti s'est révélé incapable de renouveler aux législatives. Vous voyez bien... Alors, que faire ? On a déjà, ici, dans l'optique d'une refondation de la gauche, indiqué quelques orientations. Sous le nom de socialisme de marché , on a suggéré une voie qui permettrait au Parti socialiste de renouer avec l'univers de la production des richesses au lieu de se contenter de prétendre en modifier la répartition. Un parti qui borne sa compétence au social sans se préoccuper de l'économique peut être utile comme puissance tribunitienne ; mais comme tel, il n'a pas vocation à prétendre au gouvernement du pays ! Il me semble que c'est cela que les électeurs ont voulu lui faire entendre l'autre jour. L'autre réflexion à mener devrait porter sur les alliances. Sur sa lancée idéologique actuelle et sur sa stratégie d'union de la gauche, le PS et ses alliés, qui pèsent environ 35 % du corps électoral, n'en représenteront que 30 ou même 25 la prochaine fois. Or, en démocratie, le premier devoir est de présenter un programme potentiellement majoritaire. Mener le combat électoral en écartant toutes les chances de le gagner, c'est un jeu qu'il faut laisser aux gauchistes. Ceux-là ne croient pas à la règle majoritaire ni aux élections ; ils s'entendent très bien pour les perdre. Lorsque Ségolène Royal propose de prendre langue avec le parti de François Bayrou, elle ne fait une fois de plus que tirer les conséquences de la situation d'aujourd'hui, qui est plus qu'un accident : la gauche, dans sa forme actuelle, est structurellement minoritaire. Il est temps de rompre avec la délectation morose qui naît d'une telle situation.

Jacques Julliard,
Le Nouvel Observateur

# Posté le mardi 19 juin 2007 09:39